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 Husserl - Idées directrices pour une phénoménologie (Tome I)

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Erwann Bleu

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Date d'inscription : 12/12/2008

MessageSujet: Husserl - Idées directrices pour une phénoménologie (Tome I)   Dim 14 Déc - 18:31

[] LIVRE PREMIER - INTRODUCTION GENERALE A LA PHENOMENOLOGIE PURE.

> INTRODUCTION.

. Les sciences traitent de phénomènes particuliers (physiques, psychiques, historiques...). La phénoménologie est la science des phénomènes en général. C'est-à-dire la science de ce que traitent toutes les autres sciences en des cas particuliers.

. La phénoménologie diffère de la psychologie en ceci qu'elle porte sur des essences (éidétiques). C'est-à-dire que sur ce quoi elle porte n'est ni issu de l'expérience, ni ne concerne les faits, et ses objets ainsi que ses sujets ne s'insèrent pas dans "l'unique monde spatio-temporel".

. La phénoménologie transcendantale opère sur les phénomènes réels une réduction éidétique (ou purification transcendantale) pour parvenir à "l'essence pure" considérées comme "irréelle" en ce qu'elle n'appartient pas au "monde réel". Les phénomènes de la phénoménologie transcendantale sont donc irréels.

. La phénoménologie transcendantale ne consiste pas en la théorie éidétique des phénomènes réels, mais en la théorie éidétique de "phénomènes qui ont subi les réductions transcendantales".

. La division des sciences est comprise entre fait-réel mondain/essence-irréel (et non entre réel-empirique/idéal-a-priori).

. Husserl remplace les termes Idées/Idéal par Eidos/Wesen pour des raisons de clarté et de connotation.
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Erwann Bleu

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Date d'inscription : 12/12/2008

MessageSujet: Re: Husserl - Idées directrices pour une phénoménologie (Tome I)   Dim 14 Déc - 19:47

> CHAPITRE I : FAIT ET ESSENCE.

* LA CONNAISSANCE NATURELLE ET L'EXPERIENCE.

. "La connaissance naturelle commence avec l'expérience et demeure dans les limites de l'expérience"

. L'attitude théorique naturelle est circonscrite par le monde, au sens où les expressions "être vrai", "être réel", "être dans le monde" sont équivalentes entre elles.

. Dans cette attitude naturelle, les objets se donnent aux sciences par une intuition de données originaires. "Originaire" signifie que les objets sont présents au moment de cette intuition (ce qui n'est pas le cas lorsqu'ils sont visés à vide).

. Ainsi, en ce qui concerne la "sphère "naturelle" de connaissances", l'intuition donatrice (celle qui donne à la connaissance ses objets) est l'expérience naturelle. Et l'expérience donatrice originaire (la forme qui permet à l'intuition donatrice d'atteindre son objet) est la perception (où l'on ne saurait distinguer le donné et le perçu).

. Un acte n'est pas un acte donateur intuitif originaire lorsque l'objet de la connaissance n'est pas atteint par cet acte, bien que nous sachions que cet objet est là (ainsi autrui : son corps est bien une donnée originaire mais pas sa conscience - l'acte n'est ainsi que intuitif et donateur).

. Le monde est la somme des objets d'une expérience possible et de la connaissance possible par expérience.


* LE FAIT QUE LE FAIT ET L'ESSENCE SONT INSEPARABLES.

. "Les sciences issues de l'expérience sont des sciences du "fait"" (l'expérience est liée à la connaissance naturelle dans l'attitude naturelle).

. "... les actes de connaissance fondamentaux posent la réalité naturelle sous forme individuelle" dans une existence spatio-temporelle (où les coordonnées internes et externes de l'objet sont contingentes : "tel il est, autre il pourrait être en vertu de son essence").

. Mais cette facticité des objets a pour corrélat une nécessité. Non la nécessité de la loi naturelle de "coordination des faits spatio-temporels" (la loi de la gravité par exemple), mais la nécessité éidétique ayant rapport avec la généralité éidétique. Car tout ce qui est contingent implique la possession d'une essence (un Eidos pur).

. Un objet individuel est :
- Quelque chose d'unique (un "ceci là").
- Un "faisceau permanent de prédicats essentiels qui lui surviennent nécessairement" et qui permettent à d'autres déterminations secondaires de lui échoir (chaque chose possède une essence spécifique reliée à une essence générale en rapport avec cette chose).

. "Tout ce qui appartient à l'essence de l'individu, un autre individu peut aussi le posséder et les généralités éidétiques suprêmes [...] viennent délimiter des "régions" ou "catégories" d'individus."



* L'INTUITION DE L'ESSENCE ET L'INTUITION DE L'INDIVIDU.

. Poser l'essence d'un individu (son quid) en idée, c'est convertir l'intuition de l'individu (ou intuition empirique) en "vision de l'essence" (le terme de cette vision est alors l'essence pure correspondante à l'individu, l'Eidos).

. Cette vision peut être adéquate ou bien inadéquate/imparfaite car certaines catégories d'essences ne peuvent être données que "sous une ou plusieurs faces" mais jamais "sous toutes leurs faces". Ce qui signifie que, bien que possédant une vision de l'essence d'un individu, les ramifications individuelles correspondant à cette essence ne peuvent être expérimentées et représentées que dans "des intuitions empiriques inadéquates" (ainsi les essences se rapportant à l'ordre des choses et aux réalités naturelles), pouvant néanmoins elles aussi être converties en vision de l'essence.

. Toute vision a le caractère d'un acte donateur originaire d'un Eidos et permet l'intuition éidétique (dont le donné est cet Eidos).

. L'intuition empirique tout comme l'intuition éidétique sont "la conscience d'un objet individuel" (accédant par le caractère intuitif au rang de donnée et par le caractère de perception au rang de donnée originaire, permettant de saisir l'objet dans son "ipséité "corporelle"") - néanmoins dans l'intuition de l'essence l'objet peut être représenté "dans d'autres actes".

. "Tout ce qui peut être objet, ou pour parler en logicien "tout sujet possible de jugements prédicatifs vrais" a précisément une manière propre de rencontrer, avant toute pensée prédicative, le regard de la représentation, de l'intuition, qui l'atteint éventuellement dans son "ipséité corporelle", le regard qui le "saisit"".

. L'intuition de l'essence et celle de l'individu sont corrélatives en ce que la première à besoin d'une "conscience d'exemple" (un aperçu de l'individu) et en ce que la seconde suppose la mise en oeuvre de l'idéation ("dirigeant le regard sur l'essence correspondante").



* LA VISION DE L'ESSENCE ET L'IMAGINATION. QUE LA CONNAISSANCE DE L'ESSENCE EST INDEPENDANTE DE TOUTE CONNAISSANCE PORTANT SUR DES FAITS.

. L'Eidos peut être saisie de deux manières différentes de fournir des données : la première par l'exemples de caractères intuitifs empiriques (expérience, perception, souvenirs...) et la seconde par l'exemples de caractères intuitifs fictifs (ressortant de l'imagination), permettant une "intuition originaire et même éventuellement adéquate" (pour des types générals ou particuliers).

. "Il en résulte essentiellement que la position et la saisie de l'essence d'abord par intuition n'implique à aucun degré la position d'une existence individuelle quelconque ; les vérités pures concernant les essences ne contiennent pas la moindre assertion relative à des faits ; et donc, d'elles seules, on ne peut non plus dériver la plus mince vérité portant sur des faits."

. Il y a alors deux types de pensées : l'une relative aux faits (requiert, parce que l'essence de sa validité l'exige, l'expérience), l'autre relative aux essences (requiert la vision des essences).


* LES JUGEMENTS PORTANT SUR DES ESSENCES, ET LES JUGEMENTS DOTES DE VALIDITE EIDETIQUE GENERALE.

. Le jugement éidétique général ne se confond pas avec le jugement portant sur des essences et des états d'essences, car dans "la connaissance éidétique, les essences ne sont pas des "objets sur quoi" cette connaissance porte" sinon "on ne peut faire de l'intuition des essences la seule conscience qui enveloppe l'essence tout en excluant toute position d'existence".

. Deux jugements : l'un porte sur les essences, l'autre sur l'individu (pris "comme cas particulier des essences et sous le mode du : "en général"" - ainsi en géométrie on ne raisonne pas sur l'eidos de la droite, mais sur la droite "en général" : jugements universels présentant les caractères de la généralité propre aux essences, généralité pure/rigoureuse/absolument inconditionnée).

. Ce type de jugements (de validité éidétique générale) "suppose que l'on ait un aperçu sur des cas particuliers individuels correspondant à cette essence, mais elle ne repose pas sur l'expérience de ce cas particuliers individuels" (ce sont des aperçus de l'imagination n'étant pas saisi comme existants).

. Lorsque l'on se représente une chose en général, "on trouve ensemble [...] une intuition de l'imagination (sans position d'existence) et une intuition éidétique, mais qui ne fait pas de l'essence un objet" (quoique ce soit une possibilité éidétique que de pouvoir librement se tourner vers l'attitude où "l'essence est prise pour objet").

. Les jugements purement éidétiques ont en commun (quelle que soit leur forme logique) de ne pas poser d'être individuel lors même qu'ils portent sur ce qui est individuel.
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